PATAGONIE 

Villa O'Higgins - El Chalten 

Arrivés dans un petit bus depuis nos hébergements respectifs à Villa O'Higgins, nous allons embarquer à Puerto Bahamondez(1) sur un petit bateau qui va nous mener à  Candelario Mancilla (2). Nous pour-rons, si nous avons pris l'option, aller voir le magnifique glacier "O'Higgins". 

L'hébergement à Candelario Mancilla est très som-maire mais le repas du soir est excellent. 

Commence ensuite le parcours pédestre de 22 kilomètres (3), en pleine nature qui nous fera franchir la frontière Chileno-Argentine et se terminera sur la rive nord du "Lago del Desierto" (4). 

Une petite embarcation nous conduira à l'extrémité sud du lac où nous attend le bus qui va nous conduire à El Chalten (5). 

Ceci est le résumé de ce parcours inoubliable et je vais bien évidemment vous le décrire avec force détails. 

Nota : les photos du parcours entre Villa O'Higgins et Puerto Bahamondez prises lors de mes promenades pédestres figurent sur le dernier tronçon de la "Carretera Austral". 

Ce parcours, j'en avais rêvé dès que j'avais connu son existence. Il est bien certain que me déplaçant seul, parlant un castillan ... disons moyen, j'ai parfois eu des difficultés dans la réalisation de mes projets. Par ailleurs, en Amérique du Sud, la rigueur n'est pas la vertu première (sauf au Chili, très "germanique"). 

Début 2008, de passage à El Chalten, je rencontre le patron de la petite entreprise de bus qui assure la liaison vers  le "lago del desierto". Ses passagers sont des touristes qui vont voir le magnifique site du "lago" et les quelques rares "véritables aventuriers" qui vont au Chili ou qui en arrivent. C'est un parcours avec de multiples intervenants et le QG qui centralise est à Villa O'Higgins au Chili. A El Chalten le patron du bus veut bien m'emmener au "lago" (le service à lieu tous les jours en saison) Mais après ? La traversée du lago, le cheval de l'autre côté pour porter mon gros sac et le bateau qui fait la liaison finale sur le lago O'Higgins qui ne fonctionne que 2/3 jours par semaine. Beaucoup d'interrogations et pas de réponses de mon interlocuteur qui me dit d'appeler au Chili. 

Trop compliqué et incertain dans des lieux où dormir dehors n'est pas vraiment souhaitable. 

Alors ce sera l'année suivante. A Villa O'Higgins, J'irai au bureau du coordinateur de l'affaire qui me fera un billet comprenant l'ensemble de la prestation sans risque de bavure (quoique !). 

 Présentation 

Voici le "Quetru" le petit bateau qui va sillonner le lac "O'Higgins" pour déposer à Candelaria Mansilla ceux qui entre-prennent le parcours de suite. Les autres vont aller voir le glacier ... O'Higgins et revenir à Candelaria pour y dîner et passer la nuit. 

Les deux vues suivantes, l'une vers l'avant et l'autre vers  l'arrière du bâteau nous montre une eau dont la couleur change en fonction de l'état du ciel. 

Nous sommes en compagnie d'un grou-pe d'italiens  qui va faire demain la tra-versée à cheval. 

Une courte halte au ponton de Candelario permet de déposer les quelques passagers qui entreprennent tout de suite le parcours. Ce sont principalement des cyclistes et ils seront à El Chalten en fin de journée. Le groupe d'italiens y sera demain soir et ... Robert, le surlendemain. On peut être un "véritable aventu-rier" et prendre son temps. Notamment quand l'on n'a pas d'autres solutions ! 

Une courte mini-tempête de déclenche. Les vaguelettes deviennent vagues et une pluie violente s'abbat sur la cabine où se sont réfugiés les passagers. 

Et, une dizaine de minutes après retour du grand beau. Nous apercevons le premier bloc de glace détaché du glacier. 

La suite, ce va être un diaporama vous montrant quelques-unes des nombreuses photos que j'ai faites. Vu le prix de l'option glacier, il me fallait amortir ! 

DIAPORAMA 

Notre embarcation nous ramène à Candelario. Repas du soir et hébergement dans une ferme que vous apercevez vaguement ci-dessous. C'est une exploitation normale, avec des animaux (et un "chat de garde" !). L'accueil 2/3 fois par semaine des touristes ne leur permettrait vraisemblablement pas de vivre. De plus la ferme évacue les lieux au moment du plus fort de l'hiver (évacuation des animaux par bateau ?). 

Le repas se déroule dans une excellente ambiance et les échanges sont nombreux car une part importante du groupe parle français. On me demande mon parcours et je leur demande le leur. Lorsque l'organisatrice me dit qu'ils vont aller à Ushuaïa, je ne peux m'empêcher d'émettre un avis sur cette ville. Avec mon sens habituel de la mesure, j'ai peut-être dit que c'était "nul" ! Le visage de la dame se décompose et elle cesse de me parler. Bon, le repas était sur sa fin. J'en saurai plus le lendemain en parlant avec la responsable d'un groupe conduit par une agence qui campe à proximité. Notre italienne l'avait "tanné" depuis l'Italie pour obtenir, sans efforts de sa part, tous les renseignements nécessaires à l'organisation de son voyage. Une agence a, je pense, le droit de garder pour elle les informations qui sont à la base de son activité et qu'elle a parfois obtenues difficilement. 

Au fait, pourquoi je ne pars pas le lendemain ? Tout simplement parce que les Italiens utilisent tous les chevaux disponibles  et qu'il n'y en a donc plus aucun pour transporter mon sac. Ce va être un jour de plus à la ferme. Une bénédiction ! Vous saurez tout plus loin. 

 

J'assiste au départ de l'équipe des Italiens. Les bagages sont associés deux par deux et chaque cheval en porte quatre. Compte tenu des limitations imposées par les compagnies aériennes on peut supposer que chaque cheval ne porte pas plus de 80/100 kilos. 

Demain celui qui va porter mon seul sac (18/20 kilos ?) va passer une bonne journée ! 

Sur la dernière photo la responsable du groupe a un sourire qui ne m'est probablement pas destiné ! 

Enfin seul ! Je prends mon petit-déjeuner tôt car les propriétaires ont du travail en extérieur. Je me recouche pour compléter ma nuit et après le copieux repas de midi ... je ferai une sieste ! Le temps qui va me rester me permettra de traîner, sans but précis, dans les environs. Je vais bénéficier d'un temps parfait. 

Nombreuses photos lors de mes déambulations. Le petit ponton d'arrivée vue d'en haut et en direction de ...demain. Il y en a beaucoup d'autres alors ... un diaporama. 

DIAPORAMA 

Me voilà parti. Premières et dernières indications du parcours hormis les futurs panneaux frontaliers. 

Le pont plutôt délabré qui franchit ce puissant rio est le bienvenu pour moi qui, à pied, avec les chaussures assemblées autour du cou par les lacets, risquerait de me retrouver à l'eau vu la puissance du courant. 

Les véhicules 4X4 ont la possibilité d'emprunter le gué que l'on voit sur la dernière photo. 

Les agences de voyages se sont maintenant emparées de ce parcours et proposent à leurs clients d'effectuer le chemin en 4X4 jusqu'à la frontière puis de finir jusqu'au "Lago del Desierto" à pied. Une option payante permet de disposer d'un cheval et d'un accompagnateur "'perso". J'espère que l'on peut toujours continuer le parcours en "véritable aventurier" ! 

 

Nous y voilà. Dans l'ordre : 

- En haut à droite le panneau de bienvenue au Chili (il faut penser à se retourner pour le voir). 

- La borne frontière officielle, à gauche, sur une petite tour métallique ("Chile" en arrivant et "Argentina" en se retournant). 

- Et enfin, en bas à droite le panneau de bienvenue en Argentine qui vous apparaît très rapidement. 

Ce type de signalisation, je l'ai rencontré par deux fois, strictement identique, aux frontières Boliviano-Chilienne.  Il y a tout lieu de penser que toutes ces signalisations ont été payées par les Chiliens et que les Boliviens et les Argentins, dans leur grande sagesse, les ont laissés "cracher". Se sentir protégé par un panneau ? Bon chacun son truc ! 

Vous allez reconnaître la photo de présentation du site ici non retaillée. Entre les trois poteaux, il y a un câble plutôt lâche et l'ensemble est plutôt branlant.  

Je me félicite  d'avoir donné à porter mon gros sac. 

C'est probablement ici que se situe le point le plus délicat du parcours. Les "vrais" vrais aventuriers ont le droit de ricaner. 

Me voici à la pointe nord du "lago del Desierto". Le temps est bien patagonien mais ... c'est magique ! 

Je vais devoir attendre assez longtemps que le cheval avec mon sac arrive. Les arbres me permettent de me mettre à l'abri de la pluie lorsqu'il pleut (environ 20/30 minutes toutes les heures !). Il finit par arriver avec mon sac mais ... pas seulement (un trafic louche ?). Le petit bateau nous attend. Lors du parcours nous verrons même, très brièvement, un coin de ciel bleu.  

Et bien sûr, un petit  glacier pour meubler  le paysage  plutôt austère sous les nuages ! 

Arrivée à la pointe sud du "Lago". La météo est déplorable et le bus qui va me conduire à El Chalten nous attend. Pas le temps de faire des photos. Hébergement à El Chalten pour la nuit et poursuite vers d'autres cieux argentins. 

En 2014, je ferai l'excursion avec ce même bus mais dans l'autre sens (El Chalten-Lago del Desierto). C'est une vraie excursion pour touristes avec de nombreux arrêts, des explications notamment sur la fin du "Teniente Merino", le héros national chilien venu traîner en des lieux où il n'était pas le bienvenu. 

Des photos, des explications (plus ou moins autorisées) de ce parcours figureront dans les pages qui vont traiter de El Chalten et de son Parc des Glaciers que j'ai fréquenté à plusieurs reprises.