LE CHEMIN DU NORD 

(El Camino del Norte) 

Tracés des différentes étapes constituant cette page 

DIAPORAMA 

En haut à gauche, la vedette qui m'avait amené de Somo. A droite une vue d'ensemble du port et ci-dessous les célèbres statues des baigneurs qui ornent le port (une demoiselle a cru bon de s'incruster sur ma photo et je ne la découvre que maintenant). 

Santander, je le découvrirai un peu mieux et par beau temps, lors de mon retour en train. Les photos ci-dessous ont été prises à ce moment et ne concernent que le bord de mer car le tour du patrimoine architectural de la ville ne m'a pas motivé ce jour-là (le lien wikipédia vous permettra de satisfaire votre éventuelle curiosité). 

A Noja, détour par la pharmacie pour acheter des comprimés anti-douleurs. Mon mal de dents ne s'arrange pas. 

Ensuite un long parcours au bord de la CA-141 très peu fréquentée (une sorte de départementale de chez nous) qui dispose d'un bas-côté et même d'une piste cyclo-pédestre sur la fin. Ce parcours est l'ancien tracé avant  que ne soient aménagés des passages plus "campagnards". Aujourd'hui, j'abats 38 km et fais ainsi deux étapes en une seule. Il ne fait pas beau et puis ... je fais ce que je veux. 

A Somo, une plus longue traversée en bateau, sous la pluie, me mènera directement dans le port de Santander. 

Plus intéressant le parcours après Santona qui nous fait escalader (et redescendre) par un chemin étroit et sableux la "punta del Brusco".  A gauche la "playa de Berria", à droite la "playa de Noja". Un peu de "mauvais esprit" : qu'est-ce qui ressemble plus à une plage ... qu'une autre plage ! 

Mieux vaut regarder côté mer même si le ciel est particulièrement chargé. En cheminant dans le sable, on rejoint un petit bateau qui, après une courte traversée, nous dépose à Santona.  

Laredo possède une ville ancienne bâtie à flanc de colline qui n'a rien de bien particulier (à droite sur la vue générale empruntée à Wikimédia). 

Ci-dessous ce que j'ai découvert en partant le lendemain matin. 

Pas seulement un front d'immeubles car il y a au moins trois épaisseurs cela sur environ deux kilomètres. L'esthétique des bâtiments ? On n'en dira rien. Et surtout l'abandon de l'entretien des abords est visible. 

Cette impression fort négative est encore amplifiée par un ciel couvert. 

Après un dernier "coude à coude' avec l'autoroute (à deux mètres des glissières !) me voici au couvent des "soeurs de la Trinité" à Laredo. Voici ma chambre individuelle après que j'ai fait savoir à la soeur qui m'accueillait que je ronflais beaucoup. Il n'y en avait qu'une et je l'ai eu ! Sans mentir (j'ai des témoins) ce qui aurait été déplorable en un tel lieu ! 

Lorsque l'on sonne à l'interphone on s'entend dire : "Ave Maria".  

Quelques compensations avec mes amis les chats dans une cour de ferme et lorsque l'autoroute veut bien s'éloigner un peu et me laisser au contact des plages et du bord de mer. 

Partir tôt (6h00), en plus d'arriver tôt permet de jouir de ce genre de spectacle. Aujourd'hui,  je vais être le plus souvent dans la nature et proche de la mer par de petites routes sans fréquentation, mais ... jamais très loin, voire très près, de "l'autoroute Cantabrique A8" (voir photos ci-dessous). 

Arrivée à Castro-Urdialès par grand beau. La lecture du lien montre que  cette ville n'est pas qu'une station balnéaire et a des monuments à fai-re voir. 

Il fait beau, je "mitraille", alors ...  

diaporama ! 

A nouveau, un chemin côtier parfai-tement aménagé qui me permet de découvrir cette cote cantabrique découpée. 

Ces arbres laissent à penser qu'il doit y avoir du vent à l'occasion.  

Je profite du fait que c'est dimanche, que la N634 munie d'une large bande d'arrêt est déserte (du fait que l'autoroute qui la double est gratuite) pour l'emprunter réduisant ainsi mon étape de 34 à 28 km. 

Se dégager de l'emprise d'une ville tentaculaire comme Bilbao n'est pas une mince affaire. La tâche est facilitée par une voie piétonne et cycliste qui a été aménagée jusqu'à la mer (playa de la Arena). On franchit allègrement les autoroutes, les échangeurs et on entend même des oiseaux par endroits ! Un dimanche matin, à 8h00, en Espagne ... c'est très, très calme ! 

La photo révèle un temps "contrasté" mais l'on sent pointer comme une lueur de bon augure. 

"Café con leche" face à la mer un tantinet  "démontée". 

Là, le second particularisme coûte moins cher ! Le linge étendu aux fenêtres bénéficie d'une protection. 

Serions-nous dans une région pluvieuse ? 

Deux particularismes à Portugalete. 

Le premier est l'équipement de toute la ville, bâtie sur un terrain en pente pourtant modérée, de dizaines de tapis roulant !!! Les jeunes sortant de l'école, non content de les emprunter, ne marchent même pas. Ils attendent d'être en haut ! Quel politicien, pour capter quels suffrages a eu cette idée aberrante ? 

Ce genre d'équipement n'explique-t-il pas une partie au moins de la dette espagnole ? 

Je suis les conseils de mon guide "Rando-Editions" qui propose de suivre le rio Nervion. Cette zône d'entrepôts à été restaurée (un peu comme à Londres) et est devenue un quartier "Bobo" bien aménagé. 

Sestao, la ville qui précède Portugalete est  composée d'immeubles de grande hauteur serrés les uns contre les autres. Je me suis égaré dans ce dédale et je croise des mines "pas tibulaire mais presque" (Coluche). J'y consomme le plus mauvais "menu del dia" de tout mon séjour. 

Le pont de Biscaye est l'attraction principale (sinon la seule !) de cette ville composée presque uniquement d'immeubles de grande hauteur tout aussi serrés qu'à Sestao. 

Particularité  de cet ouvrage, il permet de transporter les véhicules d'une rive à l'autre grâce à une nacelle suspendue (pas plus de six voitures à la fois). Sur le lien vous disposez de quatre magnifiques photos agrandissables de cette nacelle (mais je tenais à placer les miennes !) 

Ce tronçon de quatre jours, tout comme le précédent, aura été un très beau parcours en Cantabrie. La météo ? A part le premier jour, où ce sera pluie et temps gris, le temps varie en cours de journée et une étape commençant sous un ciel gris peut fort bien se terminer par "grand beau" (les marées, peut être ?).  

Malgré mes étapes dépassant souvent les  30 km, je vois pratiquement toujours les mêmes personnes. L'utilisation du bus et du train est beaucoup pratiquée et pas seulement pour entrer et sortir des villes. "Chacun son chemin" et "on ne triche qu'avec soi-même" peut-on se dire. Le seul problème étant que ces personnes "pas trop fatiguées" de leur étape "bavassent" jusqu'à des heures indues, le soir,  à l'albergue. Ce n'était pas le cas à cette époque mais on peut penser, qu'en période d'affluence, ils occupent tôt les places dans les albergues pouvant ainsi obliger ceux qui font l'intégralité du parcours à dormir au sol voire d'aller à l'hôtel. 

En ce qui me concerne, je commence à fréquenter les petits hôtels. 

Bilbao à Santander