OVIEDO                                                               LUGO                                                              SANTIAGO 

EL CAMINO PRIMITIVO 

(Le chemin primitif) 

DIAPORAMA 

Au final ce sera deux nuits à l'hôtel. Nous logeons de l’autre coté de la muraille dans une bonne petite pension où la machine à laver est comprise dans le prix de la chambre. Nous faisons un long séjour au bistrot, sur la place du "paséo", ce qui nous permet également de voir arriver tous les copains. Une nuit de douze heures, prouve que nous avions bien besoin de repos ! 

Et c'est l'arrivée à Lugo ... 

Nous passons en premier à l’al-bergue. Je m’accroche avec le res-ponsable car nous avions pensé aller à l'hôtel aujourd'hui et rejoindre demain l'albergue. Ce ne sera pos-sible que s'il y a encore de la place à 20 h car, ... nous n'aurons pas mar-ché ce jour-là ! 

Je reste calme, mais souligne néan-moins le côté administratif qui sévit en Galice. Je m'abstiens toutefois de rappeler au responsable que "Franco est mort" ! 

Le ciel redevient bleu et nous découvrons cette jolie petite mare. A Santa Maria de Gondar, il y a un distributeur de boissons et de nourriture (la caisse est protégée !). Directement sur la chaussée nous disposons d'une table et de fauteuils ! Nous nous installons pour le pique-nique tiré du sac à cet endroit. Michel et son "commando" nous rejoignent à Bascuas. Monique qui était fatiguée hier soir a bien récupéré. Nous marchons ensemble le temps que Robert se renseigne auprès de Michel sur le fonctionnement de l’iPhone à l’étranger (comment faire pour ne pas se faire piéger par les consommations involontaires). Comme nous ne "jouons pas dans la même catégorie", ils partent ensuite devant nous. 

A Castroverde, nous sommes redescendus en altitude et avons retrouvé ... le brouillard ! Le balisage se promène un peu, alors nous partons directement vers le centre à la recherche de l'hypothétique bistrot. Nous rencontrons une femme qui est en train de mettre ses moutons au pré (c’est une petite ville) et nous lui demandons s’il y a un bar ouvert… C’était la patronne du bistrot, nous la suivons et sommes les premiers clients. Un excellent grand café et des madeleines nous réconfortent. Plus loin, sur la place de l’église, nous retrouvons les coquilles. Les autres bistrots étaient fermés.  

A Vilabade nous visitons l’église gothique du XV ème siècle qui est ouverte. Une dame qui stationne devant, nous met l'éclairage et nous permet de découvrir un magnifique "Santiago matamoros" (tueur de Maures). 

Départ dans le brouillard, mais après avoir pris un peu d'altitude, la vue devient somptueuse. 

Sur d'étroits chemins au soleil ou, sous des tunnels de verdure, nous  avançons dans de magnifiques paysages. Au fil du temps les montées sont plus difficiles, plus raides et caillouteuses, et enfin après une dernière montée, nous plongeons sur l’albergue de "O Cadavo Baleira". 

C’est une belle auberge moderne comme la Galice sait les faire. Quand nous arrivons il ne reste déjà plus que trois places et toutes en hauteur. Apéritif dans un café WiFi où logent Michel, Monique, Yves et Alain avec qui nous discutons un peu plus longtemps. Ils sont habitués aux grandes sorties et dorment pour pas cher, en albergue ou en 3 étoiles lorsqu'ils dénichent une promotion intéressante sur "Booking Com" ! Demain à Lugo, ils ont retenu dans un 3 étoiles à prix cassé. Nous apprenons que le mardi 17 est la fête de la langue galicienne et que toutes les boutiques risquent d'être fermées car c’est un jour férié propre à la Galice. Nous faisons donc des courses en conséquence, et  nous pique-niquons dans le jardin de l'albergue car la cuisine est envahie par un groupe bruyant. Ils sont autour d’un repas collectif bien arrosé (ça va ronfler dur !). 

Bien vu, nous subissons toute la nuit trois ronfleurs professionnels (plus moi, lorsque je trouve le sommeil, je ne suis pas mal non plus et pourrai passer "Pro" bientôt. C'est Nicole qui le dit et c'est sûrement vrai !).  

Au passage du premier col, nous nous arrêtons près des ruines d’un ancien hô-pital  pour pèlerins surplom-bé d'éoliennes. Le panneau informatif nous permet de découvrir, entre autres, les latrines (intéressant non ?). 

Le lendemain, nous nous apercevons qu'il y avait finalement beaucoup de pèlerins chez "Manolo" (un hôtel pas cher à l'entrée d'une ville où passe des pèlerins, c'est un bon plan !). Nous sommes les premiers au petit-déjeuner mais les autres arrivent rapidement. 

Peu après la sortie de la ville, à Padron, nous récupérons un nombre important de pèlerins qui avait dormi dans l'albergue sise en ce lieu. 

Après quelques traversées de routes et de passages en forêt le chemin monte progressivement découvrant une vue panoramique avec beaucoup de plans à l'horizon.  

Lorsque nous sortons le groupe de Michel arrive. Dans la descente, nous voyons au loin Fonsagrada, notre but. Les nombreux "barancos" (ravins) qui coupent le paysage obligent à un long contournement. Le chemin est essentiellement  en bordure de route sur une large piste à pèlerins et le plus souvent dans les arbres. Une dernière remontée  nous permet d’arriver. Nous stoppons à la pension "Manolo" dès l'entrée de la ville. Nous y avons une belle chambre flambant  neuve mais nous y prenons un repas de midi quelconque.  

Infos à la télé : DSK est en tôle !  

Nous dînons le soir en ville et retrouvons une partie de nos connaissances. 

Il est 11 heures, nous avons franchi une frontière régionale et compte-tenu que midi en Espagne c'est à 14 heures, nous faisons notre arrêt "casse-croûte" au bar-tienda de "El Acebo" (la tienda doit être dans une autre pièce car l'on a vu que des bouteilles !). 

Voici ce que dit de cet établissement notre guide espagnol : "Dans ce bar, on peut se nourrir mais l'horaire d'ouverture est imprévisible. Il vaut mieux ne pas trop y compter". 

Ce à quoi rétorque le patron du lieu par plaque en faïence interposée bien en vue : "Nous ouvrons quand vous arrivez, nous fermons quand vous partez et si vous venez et que nous ne sommes pas là c'est que nous ne coïncidons pas" ! Imparable, non ! 

Puisque nous, nous coïncidons parfaitement, ce sera : assiette de charcuterie et fromage local arrosé d'huile d'olive et pour moi du "Ribeiro", le "top du top" des vins de Galice (Nicole s'abstient de boire du vin durant la marche mais après, je vous dis pas ... !).  

C'est maintenant la montée vers le col qui va nous faire basculer du côté de la Galice. La crête est parsemée de nombreuses éoliennes. Les Espagnols sont très en avance sur nous dans le développement de ce type d'énergie. 

Nicole se trouve une façon astucieuse de se reposer quelques instants sans poser son sac. 

Tandis que quelques centaines de mètres plus loin, une discrète plaque posée au sol nous apprend que nous sommes à "l'encuentro" (la rencontre) des Asturies et de la Galice. 

Le dernier village asturien traversé possède une belle église avec clocher à peigne et un cimetière hors-sol accolé. 

Nous nous levons à 6h30, et après une tartine, un jus d’orange et une demi-pomme sur le banc en face de l’albergue nous prenons la route. Grand beau, pas un nuage, mais beaucoup de vent. Nous montons tout de suite et les grands horizons apparaissent. Six kilomètres après le départ,  en passant devant une "albergue juvenile" nous pouvons prendre un petit-déjeuner avec café et tartines. 

Nos derniers pas dans les Asturies se déroulent dans un paysage très varié et magnifié par le "grand beau" dont nous bénéficions enfin. Nous avons beaucoup de photos et comme il est difficile de choisir .... un diaporama !  

Grandas à Lugo