OVIEDO                                                               LUGO                                                              SANTIAGO 

EL CAMINO PRIMITIVO 

(Le chemin primitif) 

DIAPORAMA 

DIAPORAMA 

 Ci-dessous, les détails constructifs vous permettant de voir comment l'accès, à ce qui finalement est un grenier, n'est pas possible aux rongeurs (tant par les piliers que par l'accès à la porte). 

L’hôtel où nous comptions dormir à la Pola de Allande est complet. Le patron s'arrange avec l’autre hôtel. Nous aurons une chambre chez son confrère et nous prendrons les repas chez lui (on ne va pas regretter !). Au repas du midi (à 14h bien évidemment !), ce ne sont que des spécialités faites avec les produits de son exploitation ou de celles des habitants du village. 

Au menu : 

boudin blanc rosé,                                                                                                                                                 

soupe asturienne : pommes  de terre, vert de bettes, quelques haricots, saucisse, boudin noir et gras de cochon 

Pain de légumes  (petits pois, riz, chou-fleur)  à la sauce tomate maison 

Gâteau au fromage blanc et gâteau au chocolat. 

Nous n’aurons pas faim ce soir, et dinerons de 2 yaourts (chacun tout de même !). 

Nous avons retrouvé la Canadienne et la Française vues à Oviedo, elles ont dû s’arrêter quelques jours suite à une blessure et ont rejoint en taxi. Il y a deux autres canadiens de Toronto, qui sont arrivés à mi-parcours en taxi et marchent avec un petit sac et ... nos deux Mexicains. 

Et comme promis, ci-dessous, un diaporama d'une sélection d'horreos asturiens qui, vous l'aurez remarqué, sont carrés et de grande taille. Vous n'échapperez pas, par la suite à un autre diaporama qui vous présentera les horreos galiciens. Pas de légendes aux photos, nous vous laissons le soin de distinguer le "vrai horreo" qui a servi du "faux", décoratif et parfois habitat annexe. 

 

C'est en ce lieu que nous quittons nos nouveaux amis espagnols (Robert a beaucoup "fayoté" pour ce faire !). Ils ont confié leurs sacs à un taxi et vont emprunter la voie dite de "Los hospitales" qui suit les crêtes et va leur faire franchir dès aujourd'hui le "Puerto del Palo". Nous, ce sera demain. 

Nous démarrons pratiquement tous ensemble, avec le brouillard, moins humide que celui d’hier et avec la vue portant un peu plus loin. En premier les Mexicains, toujours aussi engoncés dans plusieurs couches de vêtements, puis Herbert et Ernesto qui tire une "carriola" et doit donc parfois rester sur la route au lieu de prendre les chemins.  

A Borres, deux chats, manifestement de "gouttières", surveillent ... 

Très bon dîner typique : soupe aux pâtes, potée avec haricots, un peu de boudin et de viande, puis bœuf braisé fondant avec des pommes de terre à l’eau et riz au lait : de quoi être en forme le lendemain ! 

Nous rentrons au refuge vers 22h, et là survient l'incident annoncé plus haut. Nos Espagnols mettent en route la machine à laver qui se trouve dans le dortoir. Si l'harmonisation sociale et financière européenne est loin d'être réalisée, on peut dire que l'harmonisation de l'heure du coucher n'est pas non plus en passe de l'être ! Herbert bondit furibond de son lit après avoir enfilé son pantalon et va leur passer un savon, car c’est l’heure de dormir… Pour des Espagnols, 22h n’est pas l’heure du silence, mais la machine est lancée, les pièces digérées alors il faut bien la laisser tourner ! Conscients des problèmes qu'ils créent, ils renoncent à mettre ensuite la séchante en route. Dommage pour eux car dans la machine, il y a les seuls pantalons dont ils disposent ! 

  

 

Nous dînons devant la télé, car il y a un match. Le spectacle est surtout dans la salle, à regarder l’excitation des spectateurs au bar ou en train de manger. Il y a un trisomique, adulte, bien intégré puisqu'il aide au service, qui fait ses commentaires, laisse voir son enthousiasme, et est totalement catastrophé lorsque la patronne baisse le son afin de pouvoir téléphoner.  

Nous retrouvons un couple de Mexicains que nous avions dépassé le premier jour. Ils sont, disons, "assez enrobés" et ne semblent pas bénéficier d'une santé florissante. Ils progressent souvent en empruntant des taxis. Ils sont ce soir en chambre particulière, et, ils ont des problèmes de fonctionnement avec leur télé ! Egalement trois Espagnols  que nous avions déjà vu, mais sans leur parler. Il s’agit de Luis, Pedro et Térésa. Et enfin deux autrichiens Herbert et Ernesto. Tous les éléments pour qu'éclate un conflit "intra-européen" sont réunis (voir plus loin). 

A Campielo, nous logeons à la Casa Hermina, café-tienda (nous vous reparlerons de ce type de commerce) qui dispose d'un grand dortoir de 26 places rutilant de propreté et de modernisme et où, ... l'érotisme le plus torride règne ! 

Toute la journée nous avons dû faire attention  car le chemin est  envahi par les "caracoles" (escargots). Nous jouons à la "marelle" pour ne pas faire un carnage. 

L’arrivée sur Tinéo se fait par une traversée panoramique, qui fait un demi-cercle autour de la ville. Un monsieur nous rejoint et nous remet sur le chemin du centre de la ville. Il nous parle d’une excellente boulangerie qui fabrique, entre autres, des empanadas. Nous nous y rendrons et, ...  constaterons que notre informateur est le patron de la boulangerie ! Ses empanadas sont effectivement très bonnes.  

Mais aussi le "Monastère de Santa Maria la Real de Obona"     laissé à l'abandon le plus total. Voici ce qu'en dit un site en français : 

"Le monastère Santa-María-la-Real-de-Obona contient un cloître inachevé du XVIIe siècle. Son église, de style roman cistercien, possède trois nefs séparées par des pilastres cruciformes et une toiture en bois dont la construction date du début du XIIIe siècle". 

En complément des photos du Wikipédia ibérique, les nôtres, que nous trouvons meilleures, vous sont présentées ci-dessous sous forme de diaporama. 

Aujourd'hui, ... 

... c'est brouillard !!! 

Nous sommes dans  une albergue privée, très sympathique. Alex, l’hospitalero et deux bénévoles sont aux petits soins pour les pèlerins. Ils récupèrent "la ropa" (le linge) de nous tous et nous font une machine ( le poêle à bois du séjour fera que tout sera sec le lendemain matin). Très bon dîner avec paëlla, salade, tortilla et chocolat. Nous sommes avec trois Espagnols, et à 18h débarque une Française, un peu "à la masse". Elle pérégrine seule pour la première fois et a beaucoup besoin de parler, mais principalement pour ne rien dire. Quand nous nous couchons le brouillard est toujours là, bien épais et humide. 

Nous finissons sur un vaste plateau herbeux, avec des murets de pierres et des vaches. (Cela fait penser à l’Aubrac où à l’Irlande). Nous cherchons notre hébergement dans le brouillard  et en demandant à un autochtone où il se trouve, Robert obtient comme réponse : "je ne comprends pas l’anglais" ! Il était ravi que l’on ait pu si mal comprendre son espagnol !  

Dès la sortie de Salas, l'autoroute (en fin de travaux, abandonné, ...?) est omniprésente. A part quelques centaines de mètres sur une voie routière avec circulation nous progressons sur les chemins anciens. 

... achat de cerises sur le marché (pour consommation immédiate !). 

A Salas, pause bistrot et ... 

Cornellana à Pola de Allande 

Au départ de Cornellana, une déviation du chemin a été créée pour contourner le chantier d'une future autoroute (ou d'une ligne à grande vitesse, nous ne savons pas trop). Après reconnaissance hier soir, il est apparu que les travaux sont abandonnés et qu'il est possible de les traverser et de prendre ainsi directement le chemin. 

Les piles  sont construites mais, ... le chantier est fermé et il n'y a plus aucune activité. 

Nous traversons cette zone terrassée, puis abandonnée, où la nature reprend ses droits. 

Le premier village traversé nous délivre notre "Horreo du jour". Il est assurément très ancien et a manifestement servi "pour de vrai" contrairement à beaucoup d'autres devenus des annexes de l'habitation. 

Nous n'avons pas trouvé de documentation en français expliquant ce qu'est exactement un "horreo". Vous trouverez ci-dessous la traduction du début de ce qu'en dit la soeur espagnole de Mademoiselle Wikipédia. 

Par la suite nous vous montrerons quelques détails de construction et des diaporamas vous feront voir ceux que nous trouvons les plus beaux. 

Un "horreo" est une construction destinée à garder et conserver les aliments éloignés de l'humidité et des animaux pour les maintenir en bon état en vue de leur consommation. Il se caractérise par une construction en hauteur sur des piliers pour éviter l'entrée de l'humidité et d'animaux (rats et autres rongeurs) depuis le sol. 

Nous cheminons en direction de Salas sur des chemins ancestraux où les ouvrages d'art anciens sont légion. 

Bonne nuit et réveil avec la "séchante" qui tourne ! Excellent petit-déjeuner en compagnie de nos trois Espagnols, avec grand bol de café et de thé, yaourt, pain et brioche. Parfait "faux-cul" Robert se gausse des Autrichiens qui ne savent pas s'adapter aux "us et coutumes" locaux. A vrai dire, cela correspond assez à notre position qui consiste à penser que c'est à nous de nous adapter (même si c'est parfois difficile) et pas aux Espagnols à changer leurs habitudes (aussi mauvaises soit-elles !)
Bonne nuit et réveil avec la "séchante" qui tourne ! Excellent petit-déjeuner en compagnie de nos trois Espagnols, avec grand bol de café et de thé, yaourt, pain et brioche. Parfait "faux-cul" Robert se gausse des Autrichiens qui ne savent pas s'adapter aux "us et coutumes" locaux. A vrai dire, cela correspond assez à notre position qui consiste à penser que c'est à nous de nous adapter (même si c'est parfois difficile) et pas aux Espagnols à changer leurs habitudes (aussi mauvaises soit-elles !)
Bonne nuit et réveil avec la "séchante" qui tourne ! Excellent petit-déjeuner en compagnie de nos trois Espagnols, avec grand bol de café et de thé, yaourt, pain et brioche. Parfait "faux-cul" Robert se gausse des Autrichiens qui ne savent pas s'adapter aux "us et coutumes" locaux. A vrai dire, cela correspond assez à notre position qui consiste à penser que c'est à nous de nous adapter (même si c'est parfois difficile) et pas aux Espagnols à changer leurs habitudes (aussi mauvaises soit-elles !)

Bonne nuit et réveil avec la "séchante" qui tourne ! Excellent petit-déjeuner en compagnie de nos trois Espagnols, avec grand bol de café et de thé, yaourt, pain et brioche. 

Parfait "faux-cul" Robert se gausse des Autrichiens qui ne savent pas s'adapter aux "us et coutumes" locaux. A vrai dire, cela correspond assez à notre position qui consiste à penser que c'est à nous de nous adapter (même si c'est parfois difficile) et pas aux Espagnols à changer leurs habitudes (aussi mauvaises soit-elles !)